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Zymé, le pentagone de la Valpolicella

Le logo du domaine exprime parfaitement bien la philosophie de Zymé. Une feuille de vigne dans laquelle est inscrit un pentagone, l’emblème des cinq éléments fondamentaux à la production de vin : l’homme, la plante-vigne, la terre, le soleil et l’eau.

 

L’homme : Celestino Gaspari fonde sa cave en 2003 pour donner tort à tous ceux qui le voient déjà se ranger à vivre une vie aux limites bien trop définies. Lui croit à l’honnêteté et à la cohérence. Il croit aux êtres humains et à la possibilité d’évoluer. Il croit à sa propre croissance, non dans un sens d’enrichissement pécuniaire, mais personnel, passionnel, il croit au devoir envers qui, comme lui, veut s’améliorer et met à disposition sa cave comme un gymnase d’entrainement. En échange, il demande le sens des responsabilités. Pour lui, le travail d’une vie ne doit pas se traduire uniquement par un succès économique, il souhaite transmettre son expérience à la prochaine génération. Zymé vient de l’ancien grecque et signifie « levure », un élément fondamental dans le monde de l’œnologie, mais un élément symbolique lorsque l’on évoque la « nature », valeur fondamentale du travail de Celestino.

Celestino a grandi auprès de Quintarelli chez qui il a appris la tradition des rouges immenses de la Valpolicella mais arrive à s’exprimer aujourd’hui dans une gamme de vins plus modernes avec une liberté de style énorme.

L’Amarone Riserva La Mattonara est la quintessence de la production plus traditionnelle de Zymé, l’expression ultime de l’identité de la Valpolicella, ses vignes, sa terre, son microclimat, les autres éléments du pentagone. La cave souterraine où les vins sont élevés est une carrière de grès qui remonte au 15eme siècle, un lieu qui maintient ce lien indestructible entre la philosophie de Celestino et l’identité territoriale de ses vins.

La toute nouvelle cave en superficie témoigne elle de l’heureuse alliance entre la nature et la culture, alliance qui est à la base de toute production de vin (si comme moi vous croyez que ce « produit » est la synthèse par excellence de la terre, du soleil, de l’humain et de son travail). D’en haut, la structure de la nouvelle cave rappelle le pentagone d’une feuille de vigne, ainsi la boucle est bouclée….

Retrouvez tous les vins de Zymé sur www.millesima.com

Fèlsina ou le Sangiovese comme style de vie

Nous sommes sur les collines de Castelnuovo Berardenga, terre de frontière entre le Chianti Classico et les Crete Senesi et c’est ici que la famille Poggiali installe son domaine dans les années ’60 en investissant dès le début (et courageusement) sur la qualité du Sangiovese et ses multiples expressions dues à un patrimoine unique de clones.

La deuxième génération a ensuite modernisé la gestion des vignes mais sans jamais trahir cette terre toscane et l’esprit d’authenticité du cépage. Aujourd’hui c’est la 3e génération qui conduit le vignoble et qui est passée de quelques hectares à une superficie de 90, une mosaïque de sols et microclimats assez variés.

Au centre, toujours, le Sangiovese, objet de toutes les attentions, de sélections parcellaires, expérimentations, arrachages et nouvelles plantations. Et toujours vinifié en pureté afin de mettre en valeur, hier comme aujourd’hui, le patrimoine des clones et des terroirs collinaires.

Fèlsina a toujours accepté la confrontation avec la technologie, les techniques biologiques ou biodynamiques. C’est une façon réfléchie de respecter la tradition sans pour autant rester figés et répéter le passé à l’infini. D’autant plus que ces dernières années, Fèlsina a été reconnue pour ce style identitaire et sa détermination à le garder.

Parmi ses grands rouges :

Fontalloro, Sangiovese Toscana IGT, assemblage de différents terroirs : rocheux, calcaire, argileux du côté du Chianti Classico, riche en sable, graves et sédiments marins du côté des Crêtes de Sienne.

Rancia, Chianti Classico Riserva DOCG : qui prend son nom du vignoble Rancia, l’un des plus anciens, des plus nobles et plus en hauteur sols calcaires riche en galets de l’appellation.

 

Retrouvez tous les vins de Fèlsina chez Millésima.

Culture et agriculture : la Grand Livre du Vin par Andrew Jefford

Andrew Jefford, l’un des journalistes les plus influent du milieu « vin », vient de sortir un livre aux éditions Eyrolles intitulé « Le Grand Livre du Vin ».

Un ouvrage reparti en trois sections, la première qui nous guide durant la dégustation, la deuxième qui nous sensibilise au rôle du vigneron (viticulture, cépages, terroirs) et enfin la troisième qui est un vrai petit atlas du vin, région par région. Culture et agriculture donc.

Afin de tester sa réelle utilité, j’ai décidé de me plonger dans le chapitre 20, page 164 : l’Autriche. Il se trouve que cette semaine j’avais une quarantaine d’échantillons de vins autrichiens à déguster et cette page, bien que succincte, m’a permis d’avoir un fil conducteur lors de la dégustation d’un pays que je maitrise peu, un pays de pistes de ski plus que de vins.

Mais AJ nous apprend que l’est du pays, à une plus basse altitude que les pistes de ski, foisonne de vignobles et que l’Autriche produit de très grands vins blancs qui peuvent surpasser les bourguignons par leur richesse ou les alsaciens par leurs arômes exubérants. Je ne vous apprends rien en vous citant son propre cépage, le Gruner Veltliner. Mais vous découvrirez aussi d’excellents Chardonnay, Riesling, Muller-Thurgau, Traminer, Pinot Blanc…. Secs ou touchés par le botrytis.

Ma dégustation néanmoins était centrée sur les rouges du Burgenland qui sont largement cultivés à aujourd’hui et certains d’entre eux m’ont révélé une structure d’authentiques vins du sud. Je parle ici de Zweigelt, Sankt Laurent, Blaufrankisch, mais aussi de Pinot Noir et Cabernet Sauvignon souvent très boisés.

Chaque chapitre comporte des colonnes avec mots clefs très utiles pour qu’en un coup d’œil vous ayez les clefs de lecture et de dégustation de la région que vous êtes en train de parcourir en lecture.

AJ nous donne ici quelques astuces pour reconnaitre les vins autrichiens :

  • Succulence et richesse
  • Profondeur et concentration
  • Arômes intense de poivre, feu, pierre et fruit.

J’ai donc décidé que cet ouvrage malin ne finira pas par prendre la poussière dans ma bibliothèque mais est désormais posé sur mon bureau, prêt à être consulté à chaque fois que j’aurais besoin de faire remonter à la surface des souvenirs de voyages viticoles ou bien encore pour me donner ces quelques éléments basics et fondamentaux lors de dégustations de vins étrangers que je n’ai pas forcement l’habitude de déguster régulièrement.

Cet ouvrage vous fera ouvrir vos yeux et vos papilles sur le monde du vin.

Prix : 24,90€

Viticulture héroïque : l’enchantement des Cinque Terre

Ligurie, à la pointe extrême de la Riviera de Levante: 15 km de cote rocheuse et 5 villages d’origine moyenâgeuse forment la région connue sous le nom des Cinque Terre.

On s’attendrait à tout de cette succession de falaises escarpées sauf à ce qu’elles produisent du vin et pourtant la vigne ici, comme l’olivier, a constitué par le passé la principale ressource de revenus pour les habitants. La montagne a été modelée par le travail des hommes pendant des siècles : des terrasses à perte de vue, retenues par des petits murets (les ciàn), qui l’ont sculptée en jardin. Malheureusement aujourd’hui les taches jaunes des genêts interrompent l’enchainement des vignobles et les bois s’étandent jusqu’à la mer, c’est le signe que la terre a été abandonnée.

Cultiver la vigne et produire du vin dans cette région est trop fatiguant et pas assez rentable pour fournir un revenu suffisant à toute une famille. Peu nombreux sont ceux qui continuent et souvent il s’agit là d’une activité secondaire, le travail de fin de journée ou du dimanche, mais fait avec passion.

La viticulture des Cinque Terre est composée de micro-parcelles, résidus des multiples successions, car les pères et leur sens extrême de la justice, ont divisé les déjà toutes petites portions de terre en fonction du nombre des enfants, déterminant ainsi un ultérieur fractionnement. Quelques rangs de vigne par ci par là où chaque opération est compliquée et longue à réaliser, les vignes en elles même sont difficiles à atteindre. Mais voilà, la ténacité repaie les vignerons.

La qualité s’améliore et les récompenses commencent à arriver, grâce aussi au rôle que la Cooperativa Agricoltura Cinque Terre ( http://www.cantinacinqueterre.com/it/)  a tenu dès le début, un rôle fondamental pour la protection du territoire et pour en ralentir et contraster l’abandon. Cette cave coop a été fondée en 1972 à Groppo di Riomaggiore, elle fournit un soutient agronomique important aux cultivateurs, elle maintient les railles qui transportent les hommes et femmes en haut des côtes raides, s’occupe de la gestion de l’irrigation.

Les équipements pour la vinification sont surdimensionnés par rapport à la production effective, mais cela permet de répondre aux pics d’activité durant la vendange qui est souvent effectuée le week end par les viticulteurs aidés de leur amis et famille. Le samedi et le dimanche, c’est une longue file de Ape Piaggio qui attendent patiemment leur tour pour décharger le raisin. Les viticulteurs commentent la qualité de la récolte au milieu des cagettes de leurs voisins. Le raisin est payé le prix juste, ce qui au final permet en partie de récompenser tout leur travail. La cave coop compte 230 viticulteurs et se traduit en une production annuelle de 150 voir 200 000 bouteilles en fonction du millésime.

Les caves indépendantes quant à elles sont des pierres précieuses enchâssées parmi les maisons des bourgs renommés pour leur beauté. Derrières des portes anonymes se cachent de tout petits locaux, 20, 30m², quelques cuves en acier, des étiqueteuses à la main. Voilà les caves. Tout y est parfaitement rangé vu le peu d’espace à disposition et les voûtes en pierre rendent ces lieux pleins de charme. Il semble impossible qu’on y produise du vin. Le vignoble, quasiment toujours inférieur à l’hectare, permet une production de quelques milliers de bouteilles soignées à l’extreme, une par une. Les étiquettes sont jolies, personnelles, elles racontent l’histoire de chaque producteur. Les vins sont lumineux comme le soleil qui fait mûrir les grappes, parfumés comme les herbes aromatiques qui se trouvent aux pieds des vignes, minérales comme l’odeur de la mer, frais comme la brise qui caresse le vignoble et persistants comme peut l’être le souvenir indélébile que vous laisse cette terre.

L’AOC date de 1973 et prévoit la production d’un blanc et d’un vin passerillé connu sous le nom de Sciacchetrà, les deux vins produits à base de Bosco (40% minimum), Albarola et/ou Vermentino (40% maximum). Les sous-zones sont au nombre de 3: Costa de Sèra, Costa de Campu, Costa da’ Posa et se trouvent toutes sur la commune de Riomaggiore. Le Cinque Terre DOC est un vin facile à boire et prêt de suite. De couleur jaune paille aux reflets dorés, le nez est riche en agrumes et fleurs des champs avec quelques notes d’herbes aromatiques. En bouche sa richesse est contrebalancée par de la fraîcheur et salinité qui lui permettent d’être apprécié durant quelques années.

Alcool libre !

« L’ère des vins qui titrent à 15% est définitivement révolue. C’est le moment des vins légers et frais ».

Voici ce qu’a déclaré Jancis Robinson à propos des primeurs bordelais 2016 (source Financial Times).

Plus les vignes chauffent sous l’effet des changements climatiques favorisant ainsi l’augmentation du degré alcoolique, plus le palais collectif cherche un peu de répit en choisissant des vins rafraichissants et regarde avec méfiance à ceux qui incarnent la chaleur solaire. C’est l’une des lois du mouvement dévoilée par Newton : l’action est toujours égale à la réaction.

Bordeaux a donc dû apprendre en moins d’une génération à produire des vins différemment. Avant on enlevait les feuilles pour donner libre cours aux bienfaits des rayons solaires, maintenant le risque de “cuisson” des grappes est trop élevé. Cette prise de conscience a abouti à un tournant dans la production bordelaise. Jancis la synthétise ainsi : « On augmente les rendements afin de retarder la maturité et atteindre ainsi l’équilibre. Aujourd’hui les rendements se fixent naturellement autour des 45hl/ht ». D’ailleurs plus personne à Bordeaux ne se vante de ses faibles rendements….

Et voilà, à la dégustation, le millésime 2016 s’est révélé plus frais, plus léger et plus précis. Ce changement de perspective a été favorisé aussi grâce à la météo : une longue période de sécheresse entre juin et septembre 2016 qui a ralenti la maturation des raisins.

Bordeaux démontre ainsi au monde viticole que la hausse du degré alcoolique n’est pas une chose inéluctable, qu’il est possible d’intervenir afin d’en stopper l’élan, car la concentration excessive peut être un frein à l’élégance et rendre ainsi le vin grossier.

Mais le parti des défenseurs de la légitimité d’un alcool élevé est tout sauf en déclin. La première faction du parti de l’alcool libre soutient que si la vendange a eu lieu au bon moment et qu’aucune erreur n’a ensuite été commise, les vins avec un degré alcoolique très haut, ne perdent pas de leur équilibre. La deuxième faction veut que, pour réduire le taux d’alcool, il faut utiliser toute une série d’instruments technologiques de laboratoire qui se battent avec le principe même de l’authenticité.

Et cela se tient au fond, si la terre est plus chaude, le vin ne pourra que transmettre cette sensation de chaleur. Mais voilà, il est impossible aujourd’hui d’ignorer le tournant qu’a pris Bordeaux en 2016 et d’ailleurs cela se ressent également sur les ventes. Point d’orgue d’une trilogie bordelaise de grande qualité, la campagne primeur 2016 suscite l’enthousiasme des marchés avec une nette augmentation du chiffre d’affaire comparé à de belles campagnes comme 2015 ou 2009.

Le record du millésime 2000 est proche avec des performances solides sur le marché français et hors-France qui progressent fortement notamment en UK grâce à l’effet du Brexit. « Sur les primeurs 2015 l’Angleterre représentait 4,5% de notre chiffre d’affaire. Sur les primeurs 2016, l’Angleterre représente 16 à 17% de notre chiffre d’affaire, l’Angleterre est devenu le 3e pays sur lequel nous vendons le plus de primeurs 2016 » extrait de l’interview de M. Fabrice Bernard PDG de Millésima donnée au Blog France 3 Régions par Jean Pierre STAHL durant Vinexpo et parue le 21 Juin.

Tous les crédits photos @Millésima et le talentueux @E. Garnaud

Small is beautiful

Ce slogan m’évoque le petit domaine viticole profondément lié à sa terre et dont les dimensions limitées permettent au vigneron de prodiguer des soins minutieux et artisanaux en vigne comme en cave, soins grâce auxquels son vin pourra atteindre des niveaux très élevés de qualité. Non seulement, il m’évoque le courage de tenter de nouvelles approches, d’expérimenter et innover, d’accepter de nouveaux défis.

Mais ce slogan qui dans l’imaginaire collectif semble opposer les petits domaines à la grosse « industrie » viticole, doit se gorger de nouvelles interprétations. Certes small is beautiful, mais pas seulement.

Outre la passion qui pousse nos vignerons à la recherche de la qualité absolue, il faut y ajouter le sens de l’artisanat sans lequel le « small » ne serait pas « beautiful ». C’est l’artisanat et non les dimensions qui marquent la différence entre le small et le big. Sans oublier le sens de l’entreprenariat sans lequel le small risquerait de disparaître…

Bref, ce slogan est sujet à bien plus d’interprétations qu’il n’y parait et je me suis mise à le détricoter ce dimanche sur le coteau le plus beau et le plus élevé du Médoc, au château de Camensac, un vignoble réputé qui l’a hissé au rang de grand cru classé en 1855.

Small is beautiful, voilà ce qui m’est immédiatement venu à l’esprit en franchissant les portes de la petite bâtisse. Mais voilà, Camensac est un GRAND cru, un big vignoble (75 ht) et pourtant c’est une toute small équipe d’artisans passionnés qui le font vivre et qui vous transmettent son univers et leur savoir-faire.

A la fin d’un déjeuner champêtre et ensoleillé, je suis repartie avec cette idée en tête : Camensac représente parfaitement le mariage du small, du beautiful, de l’artisanat et de l’entreprenariat. Expérimentez vous aussi, à l’ombre des pins parasols du parc du château, un moment de réflexion accompagné d’un panier pic nic glouton et locavore disponible sur réservation lors de votre prochain passage à Saint Laurent du Médoc. Mot d’ordre : saveurs partagées, tourisme épicurien et réveil des papilles !

Contact et réservations : Mélissa Avril

+33 (0)5 56 59 41 69

visite@chateaucamensac.com

London Whisky, the start of the story

Who invented whisky? The Scots and Irish have been slugging this one out for centuries. But there’s a case for saying it was actually Londoners. Records show King Harold making a barley-based eau de vie in north London as early as 1060. This would pre-date the first known example of Scottish whisky production by more than 400 years. London’s tradition of whisky distilling has been largely forgotten, but in the first half of the 19th century the capital  was home to at least 6 whisky distilleries. Competition from the Scots and a dramatic crash in whisky prices, put nearly all of them out of business (Source : Darren Rook, founder of the London Distillery Company, Evening Standard 19.04.2017).

Now a new generation of craft distillers are on the brink of resurrecting that tradition and there’s a bit of a race on at the moment to be the first to relaese a London whisky, but there’s no rush. The important thing to remember is that making a good whisky takes time (you have to age a whisky for at least 3 years before you can call it that in the EU).

The ELLC (East London Liquor Company) has been working on a rye whisky which will hit the shelves late next year. They also have a single malt in the pipeline, too, as well as a range of more experimental whiskies ageing in everything from red wine barrels to chestnut casks. The wonderful thing is there is no precedent for London whisky that anyone can really remember, so they’ve pretty much got a blank canvas.

At the ELLC you can even brew and distil it yourself so you can rock up, grab yourself an Old Fashioned from the bar, amble downstairs to the warehouse, pull up a chair and spend the evening hanging out with your cask in East London. And you’d better make yourself comfortable, as you’re in it for the long haul… What you’re tasting now is just the start of the story!

East London Liquor Company : Unit GF1, Bow Wharf, Grove Road

http://www.eastlondonliquorcompany.com