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L’abstinente repentie, le défi POP de Barolo

Vin, architecture et art contemporain sont à la recherche de nouveaux stimuli et l’œnologie promeut des projets de plus en plus ambitieux. Le dernier en date se trouve sous le signe du design italien.

Surprise, la première cave pop d’Italie se trouve dans le fief du conservatisme. A Cannubi, la colline la plus emblématique des Langhe, où depuis toujours les viticulteurs se querellent les rangs de vigne à prix d’or.

C’est la Terre Sainte du Barolo, inscrite à l’UNESCO depuis 2014. Dans ce contexte il est impossible que les deux énormes parallélépipèdes dessinés par l’architecte Gianni Arnaudo pour la cave L’Astemia Pentita (l’abstinente repentie) passent inaperçus. Ils sont en tout et pour tout identiques (matériaux et esthétique) aux caisses bois bouteilles.

Comme on pouvait s’y attendre, même avant son ouverture, les critiques en ont fait toute une histoire mais Sandra Vezza, la propriétaire, minimise : « on ne peut pas prétendre à ce que tout le monde aime ou apprécie, les gouts et les couleurs…. Qui me connait sait que je n’aime pas spécialement aller contrecourant mais j’aime le design et l’architecture et finalement ce lieu me représente bien ».

C’est elle « l’abstinente repentie », 57 ans, originaire de la région, Présidente de Italgelatine (première entreprise italienne dans la production de gélatines alimentaires et pharmaceutiques) et de Gufram, marque historique de design irrévérencieux, connu pour son portemanteau en forme de cactus ou les maxi fauteuils, des icones pop que Sandra a voulu insérer dans son aventure œnologique en les plaçant dans des endroits tout aussi surréalistes : ici sur les murs et les plafonds de grands dessins inspirés par les saisons du vin. « Mon idée était de créer quelque chose de nouveau, une suggestion visuelle très évocatrice, mais ce ne sera pas ma cave qui révolutionnera le monde de la vinification ».

Bien loin d’être un simple caprice, quelques-unes des intuitions de L’Astemia Pentita sont quand même des solutions d’avenir comme le fait que tout le processus de production soit enterré, surfant la vague la plus moderne de l’esthétique qui est en train de transformer quelques-unes des caves le plus illuminées dans le monde. « Nous l’avons fait afin de préserver le paysage », cette crête adorée qui monte jusqu’au village de Barolo et où le domaine s’étend sur 30 hectares jusqu’à Monforte.

Aujourd’hui déjà 24 hectares sont en production et Sandra espère tourner à plein régime d’ici deux ans. Elle produit 10 étiquettes, Nebbiolo, Barolo, Riesling mais aussi Nascetta, un cépage autochtone, qu’elle renferme dans des bouteilles en forme d’homme et de femme. Elle n’arrête pas de jouer avec son petit bracelet en plastique noir pendant qu’elle me dit « moi de toute façon je continue sur ma route… », sur ce bracelet il est marqué « ROOM FOR DREAMS ».

2017 Petit millésime, Grand vin

Primeurs 2017 à Bordeaux, quelles sont les tendances de ce millésime ?

On vous dira que c’est terriblement 2014 ; certains vous diront que c’est plein de fraicheur et de fruit, d’autres que ça manque d’opulence; que Pauillac et St Julien sont parfaitement verticaux, à couper en lignes droites avec des ciseaux alors que les autres appellations sont des montagnes russes; Vous détesterez et vous adorerez. Ce sera l’opposé de ce à quoi vous vous attendiez ou, très précisément, ce que vous souhaitez, et cette schizophrénie vous donnera le tournis.

Comme un fil Instagram, nous recevons de multiples commentaires et nous passons allègrement de la rive droite à la rive gauche, du Cabernet au Merlot, d’un monstre de puissance à un vin charmeur. Tout et son contraire. Là aussi on a la tête qui tourne.

Seulement il se passe une chose inouïe de vendange en vendange : le vin, lui, s’impose.

Même si l’on veut ignorer Bordeaux, quelque chose s’imprime en nous et on l’adopte.

L’important est de continuer à être curieux. Dans le fond ce vin est français : le style il l’a. Et il est pareil aux fondations d’une maison : c’est solide, on peut fabriquer toute sorte de choses dessus, prendre des risques, évoluer et le transformer un peu. Mais dans dix ans, en relisant nos articles de blog, on comprendra que 2017 c’était tout simplement du très bon Bordeaux, Instagrammé par le filtre à la mode du moment.

 

Blog to savors the fresh wind blowing through Bordeaux..

« The Garonne : rising too high, dropping too low, drying up, overflowing, flowing too… but when the Garonne reaches Bordeaux, it gives the city a flirtatious hip check and pours on the charm. » Anna Moï.

On the left bank of this « hussy » river, the city reflects back an array of distinguished facades along its 4,500 meters of quays, like some kind of gigantic palace that starts who knows where and may end up in the sea.

On the south side of the river, at Quai de Paludate, you’ll pass by the cellars of the Bernard family where I work for Millésima, the winemerchant branch of the family business, whose cellars are less obtrusive, yet just as lavish, displaying a series of somewhat austere trompe l’oeils along the same quay.

A subtle bunch of grapes on one of the pediments at number 87 is the only telltale trace of the building’s vocation. Behind the discreet walls are 3 hectares of treasures, cases of bottles stacked several levels high—two to three million of them depending on the time of year.

Renovationwork is scheduled for the walls, smeared black by a fungus growing near the bottles; the project also includes more efficient, lavish facilities to better store the bottles slated for delivery to private customers in Europe, the United States and Asia—as the world has now become a province.

We began construction on elarging our cellars in September 2016, building also new offices for our headquarters. This brand new building, designed by the Bordeaux architectural firm Brochet-Lajus-Pueyo will be open to the public as an important part of the neighbourhood as we do not forget the importance of human contact. That’s why we are developing a wide range of wine tourism activities. The work is scheduled to be finish in March 2019.

At Millésima enchantment is not limited to the revived quays and resurrected buildings, but also of digital technology used as a marketing tool, like the Blog Awards contest now accepting applications for the 2018 edition.

Millésima created its Blog Awards in 2013 to honor the wine blogging community and to share outstanding wine writing with its 90 000 clients around the world via the social networks.

We also wanted to make Bordeaux more accessible. The chateaux and grands crus of the region suffer from a reputation of being closed off to the public and inaccessible, and we wanted to prove that this is far from the case.

The more influencers on social networks, the more these networks will be taken seriously. This is why the Blog Awards are held on Facebook, our largest social network on which we have hundreds of thousands of fans.

Learn more and apply for the 2018 Millesima Blog #MillesimaBA18 awards at http://blog.millesima.co.uk/2017/11/29/2018-millesima-blog-awards-open-for-application/

 

 

 

 

Champagne is forever

Deep inside the champagne houses, there’s more than endless cold, damp tunnels suitable for aging the beverage. Every 2 years at Millésima, some 1,000 visitors discover the house’s long history in a orchestrated tasting, an opportunity to discover the nuances between the different cuvées and the different maisons, all in one place.

This year the « Panorama Champagne » will take place in Bordeaux at the Matmut Atlantique Stadium on the 7th of November, from 6 to 10pm, where 24 maisons will present more than 90 cuvées. Let’s focus on two of them.

Tickets avalable here : event.millesima.fr (your promo code at the end of this post)

Laurent Perrier :

The shadow of a great man still looms over the house of Laurent-Perrier in Tours-sur-Marne. Bernard de Nonancourt, an early member of the French Resistance, set out to revive a house that was in ruins following World War II, turning it into the fourth-ranking champagne group—Salon and Delamotte included—thanks to his innovations and the timeless quality of his wines. He was the first to market a non-vintage rosé brut (1968) and a highly touted ultra-brut (1981). Launched in 1959, the Grand Siècle, a pure, elegant wine structured around Chardonnay, is a triumph of blending. “What Bernard de Nonancourt wanted,” explains cellar master Michel Fauconnet, “was to go through a whole meal with cuvées adapted to each different moment.”His wish has come true, and his daughters have inherited the noble task of spreading the word.

Deutz :

As soon as you enter the house of Deutz, a sculpted cupid whispers in your ear that nothing has changed here since Napoleon III. Everything is perfect, from the blue mosaic floor in the entrance hall to the blood-red wall coverings in the Empire lounge. They say people are inspired by the places they work in. Fabrice Rosset, head of the house in Aÿ since 1996, is convinced: “At Deutz the place has a spirit that guides our approach to winemaking, one based on discretion and elegance.” An iconic brand among connoisseurs, Deutz produces wines dominated by Pinot Noir that are classical without being heavy and invariably well made. Its Brut Classic is among the best nonvintage champagnes. As for the very chalky Amour de Deutz— also available as a rosé—it is a fine expression of Chardonnay.

Get 10% off with the code CHAMP17 : event.millesima.fr

 

 

Quello che c’é da sapere sul nuovo Dom Pérignon 2009

L’uscita di una nuova annata di Dom Pérignon é sempre un avvenimento poiché qualsiasi cosa venga smosso all’interno dell’emblematico marchio della Champagne é scrutato, analizzato e a volte anche fantasticato da critici e concorrenti. Quest’ autunno, é l’annata 2009 ad essere messa in vendita presso le migliori enoteche di Parigi, New York, Hong Kong ed altrove. Il verdetto ?

« Quando ho realizzato quest’annata, ho avuto paura di essermi spinto troppo in là, prendendo troppi rischi. Avevo anticipato che ci sarebbe stata una vera evoluzione durante l’invecchiamento, ma al momento di metterlo in bottiglia, il vino era lungi dall’essere perfetto. Adesso so’ di aver avuto ragione. E’ disegnato per continuare a migliorarsi d’anno in anno » ci spiega Richard Geoffroy, lo chef de cave della maison.

2009 é una cuvée generosa, che vi aspetta a braccia aperte per stringervi forte, focalizzata sul frutto, carnoso ed intenso, la cui maturità é stata spinta al massimo. Il tutto con un dosaggio di zucchero molto basso.

Lo stile di Dom Pérignon, che si basa sul matrimonio del Pinot Noir e dello Chardonnay, non ha nulla a che vedere con vini rigidi e spigolosi, é discreto ma pieno e la finezza delle sue bollicine é apprezzabile. Questo « vintage » segue la linea dello strepitoso 2003, anche lui solare, la cuvée che più di tutte ha determinato un cambiamento radicale nella filosofia degli champenois. « 2003, anno caldissimo, fu particolarmente difficile per i vignerons. Come tanti altri, avremmo potuto non produrre vino, ma eravamo già lanciati, e senza barare. Quella vendemmia ha cambiato completamente la nostra visione ».

L’energia che l’artigiano mette nelle sue opere, é poi quella che ci viene trasmessa ed il lavoro, l’ispirazione di Richard Geoffroy si traduce certamente nei suoi vini. Quest’uomo realizza degli champagne ottimisti, coraggiosi, vibranti, con un supplemento d’anima. Piccolo dettaglio, il 2009 é uscito prima del 2008. Un’inversione temporale alla quale l’Abazia di Hautvilliers non aveva mai ceduto. « Il 2008 é ancora troppo chiuso. Non é pronto per essere commercializzato. Ma fra un paio d’anni, sarà perfetto ». Una storia da raccontarvi la prossima volta….

Dom Pérignon 2009, ma anche i vintages precedenti, sono in vendita presso Millésima, online : http://www.millesima.it/champagne-dom-perignon-vintage-2009.html?sku=398876

 

Zymé, le pentagone de la Valpolicella

Le logo du domaine exprime parfaitement bien la philosophie de Zymé. Une feuille de vigne dans laquelle est inscrit un pentagone, l’emblème des cinq éléments fondamentaux à la production de vin : l’homme, la plante-vigne, la terre, le soleil et l’eau.

 

L’homme : Celestino Gaspari fonde sa cave en 2003 pour donner tort à tous ceux qui le voient déjà se ranger à vivre une vie aux limites bien trop définies. Lui croit à l’honnêteté et à la cohérence. Il croit aux êtres humains et à la possibilité d’évoluer. Il croit à sa propre croissance, non dans un sens d’enrichissement pécuniaire, mais personnel, passionnel, il croit au devoir envers qui, comme lui, veut s’améliorer et met à disposition sa cave comme un gymnase d’entrainement. En échange, il demande le sens des responsabilités. Pour lui, le travail d’une vie ne doit pas se traduire uniquement par un succès économique, il souhaite transmettre son expérience à la prochaine génération. Zymé vient de l’ancien grecque et signifie « levure », un élément fondamental dans le monde de l’œnologie, mais un élément symbolique lorsque l’on évoque la « nature », valeur fondamentale du travail de Celestino.

Celestino a grandi auprès de Quintarelli chez qui il a appris la tradition des rouges immenses de la Valpolicella mais arrive à s’exprimer aujourd’hui dans une gamme de vins plus modernes avec une liberté de style énorme.

L’Amarone Riserva La Mattonara est la quintessence de la production plus traditionnelle de Zymé, l’expression ultime de l’identité de la Valpolicella, ses vignes, sa terre, son microclimat, les autres éléments du pentagone. La cave souterraine où les vins sont élevés est une carrière de grès qui remonte au 15eme siècle, un lieu qui maintient ce lien indestructible entre la philosophie de Celestino et l’identité territoriale de ses vins.

La toute nouvelle cave en superficie témoigne elle de l’heureuse alliance entre la nature et la culture, alliance qui est à la base de toute production de vin (si comme moi vous croyez que ce « produit » est la synthèse par excellence de la terre, du soleil, de l’humain et de son travail). D’en haut, la structure de la nouvelle cave rappelle le pentagone d’une feuille de vigne, ainsi la boucle est bouclée….

Retrouvez tous les vins de Zymé sur www.millesima.com

Fèlsina ou le Sangiovese comme style de vie

Nous sommes sur les collines de Castelnuovo Berardenga, terre de frontière entre le Chianti Classico et les Crete Senesi et c’est ici que la famille Poggiali installe son domaine dans les années ’60 en investissant dès le début (et courageusement) sur la qualité du Sangiovese et ses multiples expressions dues à un patrimoine unique de clones.

La deuxième génération a ensuite modernisé la gestion des vignes mais sans jamais trahir cette terre toscane et l’esprit d’authenticité du cépage. Aujourd’hui c’est la 3e génération qui conduit le vignoble et qui est passée de quelques hectares à une superficie de 90, une mosaïque de sols et microclimats assez variés.

Au centre, toujours, le Sangiovese, objet de toutes les attentions, de sélections parcellaires, expérimentations, arrachages et nouvelles plantations. Et toujours vinifié en pureté afin de mettre en valeur, hier comme aujourd’hui, le patrimoine des clones et des terroirs collinaires.

Fèlsina a toujours accepté la confrontation avec la technologie, les techniques biologiques ou biodynamiques. C’est une façon réfléchie de respecter la tradition sans pour autant rester figés et répéter le passé à l’infini. D’autant plus que ces dernières années, Fèlsina a été reconnue pour ce style identitaire et sa détermination à le garder.

Parmi ses grands rouges :

Fontalloro, Sangiovese Toscana IGT, assemblage de différents terroirs : rocheux, calcaire, argileux du côté du Chianti Classico, riche en sable, graves et sédiments marins du côté des Crêtes de Sienne.

Rancia, Chianti Classico Riserva DOCG : qui prend son nom du vignoble Rancia, l’un des plus anciens, des plus nobles et plus en hauteur sols calcaires riche en galets de l’appellation.

 

Retrouvez tous les vins de Fèlsina chez Millésima.