Bio, Français, Montalcino, Tuscany
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Tenuta Col d’Orcia, la machine à remonter le temps

On est fin septembre, le soleil inonde encore les 140 hectares de vignes de la Tenuta Col d’Orcia, c’est toujours l’été ici en Toscane… Dans la cave, les grappes bleu nuit de Sangiovese, tendu et brillant, commencent à arriver, il s’agit d’une bonne année, les fruits sont sains.

Col-dOrcia1

On est à Montalcino, moteur rutilant de l’œnologie italienne où il y a tout juste 50 ans, un hectare de tabac coutait plus cher qu’un hectare de vigne. La cave de Col d’Orcia a vu le jour en 1973 et depuis 2003 toutes ses cultures (vigne, blé, tabac, oliviers…) sont en bio.

cinzano-wine-art-deco-small-80997L’agronome est toujours le même depuis le début, comme la famille propriétaire : les Comtes Cinzano,  ceux de l’apéritif « vermouth Cinzano » créé en 1757 à Turin (Piémont) par deux frères herboristes.

Aujourd’hui Cinzano est passé entre les mains de Diageo, puis du groupe Campari, mais jusqu’en 1985 les vins de Col d’Orcia ont bénéficié de la structure commerciale de Cinzano International SA pour accroitre leurs notoriété et exportation.

 

2015 s’annonce donc comme un très bon millésime, mais qu’en est-il des précédents ? Voici le compte rendu d’une verticale (par Alessandro Torcoli).

2014, noyé sous la pluie, se présente diaphane, un vin qui pourra s’améliorer grâce à l’ajout (prévu dans le disciplinaire) de vins des années précédentes.

2012, plus chaud mais sans en compromettre l’intégrité du fruit, présente un nez d’épices et pruneaux, la bouche est juteuse, les tannins déjà murs.

2010, le millésime du siècle par ici… Notes de framboise et cerise sur un lit de tabac que l’on retrouve en bouche, doux et blond, frémissant d’intensité.

Col-DOrcia-Brunello-Di-Montalcino-1024x6822008, plus sombre, chocolat et tabac, réglisse et miel de châtaigner. La grêle balaya 40% du raisin en 15 minutes…

2007, un peu moins chantant, fraise, cuir au nez ; en bouche il est soyeux et poivré.

2006, un vin sérieux et intense avec une finale en bouche légèrement amère.

2001, un vin au parfait équilibre entre fruits et épices. En bouche il s’impose avec élégance.

1999, un peu oxydé, confituré, même si en bouche l’acidité est toujours présente.

1995, mentholé, nez très frais, bouche balsamique, tabac séché et gingembre.

2864894199_60e77d30c4_o1990, le premier de la classe, cannelle, sous-bois, une bouche consistante, bien mure et soyeuse.

1988, se goute bien, chocolaté et épicé doux, bonne longueur.

1982, traces évidentes d’oxydation, sous-bois, terre et champignons.

1977, un chef d’œuvre!

Source Civiltà del Bere / www.coldorcia.it

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