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40

A 17 ans, je rêvais d’un joueur de basse dans un groupe de rock, de cigarettes fumés en bas de mon immeuble, de bande de potes, de regards furtifs, d’un corps qui était inapproprié pour toute chose, de musique le volume à fond, du désir d’arriver au bout de la journée pour le voir lui, supplier ma mère pour que je puisse aller en boite et le rencontrer, juste pour lui dire « Eh, Salut ».

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A 26 ans je voulais une chanson et une dédicace à la radio pendant que la pluie rythmait mes nuits, je voulais que l’avion soit bloqué à la dernière minute per revenir dans ses bras, je voulais le cadeau parfait, la vie parfaite avec une belle maison, des enfants qui courent partout, je voulais un jardin, l’amour, un «  lui » tendre, gentil, attentionné, qui me ferait comprendre en deux secondes qu’il était l’homme de ma vie.

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Aujourd’hui, à 40, je ne désire plus rien de tout ça. Le corps change, le cœur change, la tête change et notre âme devient, comment vous dire, juste différente. Les rêves se transforment, les désirs aussi.

Je veux des petites paranoïas, le mauvais cadeau, les discussions sans drames, je veux le rencontrer à la moitié du chemin avec ses faiblesses. Je veux la sérénité d’une accolade qui sent bon mon chez moi. Savoir que malgré le travail, les ex, les enfants, on sera là l’un pour l’autre. Mais pas pour toujours, juste pour cet instant de vie que nous avons ensemble. Bref, je ne veux pas un conte de fée, je veux du quotidien.

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Du style, avoir un homme qui se réveille tôt le matin pour aller travailler, qui prend sa douche en embuant la salle de bain et qui sent bon le savon que je lui ai choisi. C’est exactement à ce moment-là, quand l’air du matin est encore fraiche, que je me lève les yeux mi-clos, nu pieds, pour me faufiler sous la douche en le serrant dans mes bras par derrière, en posant ma tête sur son dos pour dormir encore quelques secondes. Ensuite je guette les baisers au café et de pouvoir retourner dans le grand lit pour dormir de son côté, vide, encore un peu. A 40 ans c’est ce dont je ne veux pas manquer. Pas d’un conte de fée, mais le quotidien d’un amour.

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